L’extinction des commerces la ténèbres, un engagement encore mal respecté

Il y a l’ordonnance nationale méconnue exigeant l’extinction des enseignes et publicités lumineuses la nuit, de 1h à 6h le matin, ainsi que celles des vitrines, de 1h à 7h. Mais pour de plus en plus de villes et métropoles, cela ne suffit pas dans la lutte contre la « pollution lumineuse » et la poursuite de la « sobriété énergétique ». Comme Grenoble, Lyon ou Rennes, ils ont décidé d’aller plus loin en imposant des réglementations locales plus restrictif. Avec la communication et les sanctions comme clé.

A Nantes, la nouvelle réglementation locale en matière de publicité Le règlement voté le 30 juin impose ainsi la suppression des commerces (enseignes et vitrines) à partir de minuit. « Ça aurait pu être plus tôt. Ce calendrier est le fruit d’échanges entre professionnels, associations et collectivités », explique Pascal Pras, vice-président de la métropole. Qu’en est-il trois mois plus tard avec le terrain? Les commerçants jouent-ils le jeu ?

« Ces gens sont complètement hors d’eux »

Pour le club militant Résistance à l’agression publicitaire (RAP), la réponse est plutôt « oui ». « La grande majorité des détaillants éteignent leurs vitrines et leurs enseignes. Est-ce la réglementation, les économies d’énergie, la sensibilisation à l’environnement ? Je ne sais pas, mais il y a clairement une évolution positive. Ensuite, cela dépend de la région. Il y a des endroits où il semble y avoir eu un effet domino, d’autres où il y a encore beaucoup de place à l’amélioration », rapporte Lucas Lechat, membre du RAP. « On a encore de mauvais élèves », reconnaît l’association des concessionnaires plein milieu. Mais elle avance de plus en plus, soit par conviction, soit par pragmatisme, c’est-à-dire pour réduire sa facture. »

Pour en être sûr, nous avons observé ce qui se passait dans le grand centre-ville de Nantes. Après minuit et même après 22h, la plupart des magasins sont pratiquement fermés. Les indisciplinés se retrouvent principalement sur le plateau piéton : principalement des magasins de vêtements, mais aussi un opticien, une sandwicherie, un vendeur d’appareils auditifs… Peu d’enseignes éclairées, principalement des vitrines, voire quelques écrans diffusant des publicités dans une rue déserte. est devenu. « C’est ridicule, ces gens sont si distants », a commenté un groupe d’étudiants noctambules devant un magasin de vêtements chic et lumineux. « J’avoue que ça me calme de voir des fenêtres éclairées quand je passe le soir », témoigne un passant. On a l’impression qu’il y a de la vie. Mais en termes d’écologie, c’est évidemment un non-sens. »

« On en a marre d’ennuyer les gens qui travaillent »

Certains contrevenants, pour la plupart des franchisés, ont été contactés par 20 Minutes pour comprendre leurs réticences et renvoient la balle à leur siège national. D’autres mentionnent des difficultés techniques dans la programmation de l’éclairage. « Je ne sais pas comment. Je dois régler le problème », avoue une commerçante, gênée. Une gérante d’articles pour femmes s’énerve. « Toutes mes ampoules ont été remplacées par des LED. Ça ne consomme presque rien ! Je suis marre de faire chier les gens qui travaillent, il faut chercher le gâchis du côté des multinationales. »

Une rue du centre-ville de Nantes avec une fenêtre éclairée la nuit.

Consciente de cet enjeu, l’association des commerçants du centre-ville de Nantes a engagé un animateur pour travailler sur les enjeux de la transition verte. Elle est également associée à l’association Vivre la Bretagne pour envoyer une vidéo de sensibilisation. « Nous encourageons les membres à éteindre l’enseigne et la vitrine une fois le magasin fermé », explique Camille, animatrice du Plein Center. Il existe encore une idée préconçue selon laquelle le maintien de votre magasin peut aider à attirer des clients supplémentaires. En réalité, le client qui se trouve dans la rue après 22 heures, sauf rares contre-exemples, n’a pas pour objectif de venir le lendemain acheter les produits vus. Ils rejettent également l’importance de l’image de marque. Nous avons aujourd’hui une clientèle de plus en plus responsable et soucieuse de l’urgence climatique. Le risque de rester la nuit, c’est donner une image négative et être pointé du doigt. »

La pédagogie avant les amendes

Sur le côté de Métropole de Nantes, il convient de faire preuve de « pédagogie » en premier. « Avant de nous verbaliser, nous rencontrons d’abord les concessionnaires si nécessaire. Mais l’objectif est clair : l’éclairage doit s’arrêter aux moments souhaités », précise Pascal Pras. Un rapport sera donc établi d’ici quelques semaines. « Une amende de 1 500 euros par appareil. Cela signifie que le commerce qui regroupe, par exemple, une enseigne, une vitrine ou un écran sera passible d’une amende plus élevée. Si cela se reproduit, les appareils devront peut-être même être démontés. »

L’association RAP avertit d’être « vigilant » pour la conformité. « La société a changé en ce qui concerne la pollution lumineuse », explique Lucas Lechat. Lorsque nous réalisons des actions de suppression, nous recevons beaucoup de retours positifs. Ces feux causent des nuisances aux riverains, détournent l’attention des automobilistes, sans compter l’impact sur la biodiversité. Tout le monde devrait participer. »






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